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RESOLUTIONS
Le Comité Exécutif National (CEN) du Front Social
Démocrate (SDF) s’est réuni le 06 Novembre 2004 à
Bamenda, sous la présidence de NI John FRU NDI,
Président National. Il a examiné les problèmes
relatifs à la vie du parti, la situation nationale et
internationale et a adopté les résolutions suivantes :
I. SUR LA VIE DU PARTI :
- Considérant les statuts et le Règlement intérieur du
SDF ;
- Considérant les résolutions du Congrès de Yaoundé
99, de Bamenda 2001 et du Congrès extraordinaire des
11 et 12 septembre 2004;
- Considérant les résolutions antérieures du CEN, plus
précisément celles du 22 septembre 2004 ;
- Considérant les rapports des diverses commissions,
complétés par ceux des présidents provinciaux sur
l'élection présidentielle du 11 octobre 2004 ;
- Considérant l’attitude de certains membres du parti
qui, non seulement ont refusé de soutenir le candidat
du SDF à l’élection présidentielle, mais en plus ont
battu campagne contre celui-ci ;
LE COMITE EXECUTIF NATIONAL :
Salue et félicite chaleureusement les militants et
sympathisants du SDF ainsi que tous les Camerounais
engagés depuis dans la bataille pour le changement
démocratique au Cameroun, qui non seulement ont
répondu présents aux meetings de campagne du candidat
SDF, mais en plus ont voté massivement pour Ni John
Fru, Ndi candidat du SDF à l’élection présidentielle ;
Salue et félicite chaleureusement les membres et les
structures du SDF, surtout celles de la Diaspora,
aussi bien que les bonnes volontés, pour les immenses
efforts consentis lors de la Présidentielle ;
Indique que le parti planifie actuellement les
actions futures ;
Décide de suspendre Maître Ndongla Wilfred de son
poste de conseiller juridique national pour conflit
d’intérêts ;
Décide de mettre un terme à la cooptation de M.
Takougang Jean au Comité Exécutif National, pour
comportement ambigu à la Commission départementale de
supervision du Mfoundi ;
Prend acte, en conformité avec les articles 8.2 et
18.4 des statuts, de l’auto-exclusion du parti des
membres suivants :
M. Mouafo Pierre, Premier Secrétaire général adjoint
;
M. Lozenou Nana Jean-Paul, ex-maire de Douala II ;
Kengne Kayo David, Conseiller municipal à la C.U.
de Bafoussam ;
M. Tagne Jean-de-Dieu, Conseiller municipal à la
C.U. de Bafoussam ;
M. Tigoufack Léon-Charles, Conseiller municipal à la
C.U. de Bafoussam ;
M. Tadah Zacharie, Conseiller municipal à la C.U. de
Bafoussam.
II. SUR LA SCENE NATIONALE :
- Considérant l’élection présidentielle de 11 octobre
2004 ;
- Considérant les résultats proclamés par la Cour
Suprême ;
- Considérant le verdict de la Cour Suprême siégeant
comme Conseil Constitutionnel, sur les recours du SDF
en annulation de l’élection présidentielle ;
- Considérant l’expérience du SDF dans les
regroupements politiques tel le « Directoire »,
l’ARC-CNS, l’Union pour le Changement, le FAC, et plus
récent, la CNRR ;
- Considérant l’odieux assassinat par le Fon de
Balikumbat, du Camarade Kohtem John, président de la
Circonscription électorale de Balikumbat ;
- Considérant les récentes apparitions publiques dudit
Fon lors de la dernière élection présidentielle à
Balikumbat et à la cérémonie de Prestation de Serment
de M. Biya ;
LE COMITE EXECUTIF NATIONAL :
- Une fois de plus, réaffirme que les résultats
proclamés par la Cour Suprême siégeant comme Conseil
Constitutionnel, ne reflètent pas la volonté du peuple
camerounais puisque les procès-verbaux des bureaux de
vote ont été si manipulés par les autorités
administratives sur toute l’étendue du territoire
national que le rapport final ne reflétait plus les
intentions des électeurs ;
- Regrette la confusion née de cette manipulation
telle que mise en évidence par des chiffres qui ne
concordent pas ou encore les résultats du Boyo réduits
aux seuls procès-verbaux de l’arrondissement de
Fundong ;
- Regrette que cet état des choses compromette les
perspectives du Cameroun, dés lors qu’il n’y a pas de
garantie de paix durable ni de stabilité, et que les
espoirs d’un changement politique par les urnes se
trouvent ainsi compromis ;
- Regrette que les insuffisances du processus
électoral Camerounais dénoncées depuis 1992 par le
NDI, le Commonwealth, l’IFES et d’autres observateurs
électoraux nationaux et internationaux, se soient
accrues lors de l’élection du 11 octobre 2004, tel
qu’il ressort du rapport du Commonwealth et autres
observateurs internationaux et locaux ;
- Regrette que l’Observatoire National des Elections
(ONEL) créé pour superviser et contrôler le processus
électoral, a plus observé que supervisé et contrôlé, à
cause surtout du manque d’autorité judiciaire,
financière et des ressources humaines et matérielles,
ainsi que du temps adéquat pour jouer un rôle
significatif sur le terrain, ses membres étant
toujours désignés tard ;
- Regrette que pour environ 8 millions de Camerounais
en âge de voter, moins de 4,7 millions aient été
inscrits, des milliers d’entre eux bénéficiant des
inscriptions multiples ;
- Appelle à un recensement général immédiat des
populations, annoncé longtemps avant la
présidentielle, mais jamais appliqué ;
- Une fois de plus, appelle à la création d’un
organisme neutre en charge de la gestion des
élections, tel que recommandé depuis aussi bien par le
SDF et d’autres partis politiques Camerounais, que par
les observateurs internationaux et locaux, et la
conférence des experts sur les élections, la bonne
gouvernance et la démocratie, organisée par l’Union
Africaine en Mai 2004 ;
- Une fois de plus, appelle à l’informatisation du
processus électoral pour rationaliser les inscriptions
des électeurs et la localisation des bureaux de vote ;
- Prend acte de ce que les requêtes du SDF étaient
dûment signées par les Conseillers juridiques du
candidat Ni John Fru Ndi, conformément à la loi
réglementant la profession des avocats, qui autorise
les avocats à assister et représenter leurs clients en
justice, à engager et signer des requêtes au nom des
clients, et conformément à la loi réglementant les
conditions de l’élection à la présidence de la
République ;
- Note que ces lois n’ont pas été abrogées par celle
créant et réglementant le fonctionnement du Conseil
Constitutionnel ;
- Note que la requête du candidat Ni John Fru Ndi
était conforme aux dispositions des articles 42 et 45
de la loi sur le fonctionnement du Conseil
Constitutionnel ;
- Prend acte de la violation de la loi par la Cour
Suprême siégeant comme Conseil Constitutionnel ;
- Condamne avec véhémence, les violences exercées sur
les militants du SDF et des autres partis de
l’opposition à Santa, Kumba, Ekona, Lomié, Zoétélé et
dans d’autres coins du pays à cause de leur vote en
faveur du candidat Ni John Fru Ndi ou de tout autre
candidat de l’opposition ;
- Invite le régime RDPC et son gouvernement à mettre
un terme aux provocations post-électorales et au
harcèlement des militants du SDF, plus précisément MM.
Kwende Sylvester et Achiri Isaac, contre qui des
mandats d’arrêt pour des charges fallacieuses ont été
lancés ;
- Condamne avec véhémence, les déclarations
incendiaires de M. Otto Wilson, Préfet de la Mémé et
de M.Caven Nnoko Mbele, délégué du gouvernement auprès
de la Commune Urbaine de Kumba, à l’effet d’inciter
les Bafaws à attaquer et tuer les « allogènes » à
Kumba, dans le cadre des conflits fonciers ;
- Est conscient de ce que les tracts circulant à
Bamenda et ailleurs dans le pays sont produits par les
barons du RDPC pour se constituer en martyrs du RDPC,
tout en ternissant l’image du SDF ;
- Réitère sa mise en garde contre tout membre du parti
qui s’engagerait dans des négociations sécrètes en vue
d’entrer au gouvernement, au risque de se voir
appliquer les dispositions de l’article 8.2 des
statuts du SDF ;
- Désigne le Président National du SDF comme
interlocuteur unique pour toute question
post-électorale ;
- Affirme, riche de l’expérience des divers
regroupements politiques, qu’à l’avenir la direction
du parti doit se garder d’entraîner le parti dans tout
regroupement politique dont la composition et le
leadership ne reflètent pas les principes
démocratiques sur la force des partis concernés ;
- Condamne le dilatoire dans la gestion du dossier
d’assassinat de John Kohtem par le département de la
Justice ;
- Demande au Groupe Parlementaire du SDF de suivre
vigoureusement l’affaire au parlement.
III. SUR LA SCENE INTERNATIONALE :
- Considérant la réélection du Président Bush ;
- Considérant la santé chancelante du Président Yasser
Arafat ;
- Considérant la résurgence de la violence en Côte
d’Ivoire ;
LE COMITE EXECUTIF NATIONAL:
- Félicite chaleureusement le Président George Bush et
le peuple américain pour la réussite de leur élection
présidentielle ;
- Est convaincu que la proximité avec la récente
élection présidentielle du 11 octobre 2004 nous
procure des leçons fraîches et des justifications
supplémentaires sur la nécessité de changer le système
électoral camerounais, si le dialogue est sérieusement
engagé ;
- Prie pour le peuple palestinien et la prompte
guérison de son leader historique, le Président Yasser
Arafat ;
- Appelle le peuple ivoirien à taire ses différences
pour bâtir une Côte d’Ivoire unie, forte et prospère,
plutôt que de plonger le pays dans une guerre
irréversible et ravageuse.
La prochaine réunion aura lieu le 22 janvier 2005.
Fait à Bamenda le 06 novembre 2004
Le Président national
NI John FRU NDI
Fin
D'autres Résolutions
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