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STAGE DE FORMATION AU TRAVAIL PARLEMENTAIRE
6 au 9 avril 1998, Palais des Congrès de Yaounde
(Compte-rendu par la Fondation Jean-Jaurès (FFJ),France)
Partenaires : FJJ (Guy Labertit, responsable Afrique; Philippe Bassinet, ancien questeur de l'Assemblée nationale; Jean-Jacques Kourliandsky, chargé auprès du groupe socialiste des questions internationales. Front social-démocrate (Social democratic front SDF), présidé par John Fru Ndi.
Compte-rendu :
Cette initiative de la Fondation Jean Jaurès s'est intégrée dans le cadre des journées parlementaires du SDF qui rassemblaient, outre les 43 députés du SDF, les 5 parlementaires de l'Union démocratique camerounaise (UDC) présidée par Adamou Ndam Joya. Le Parlement camerounais compte 180 sièges. Le SDF avait invité M. Dano Djédjé, député du Front populaire ivoirien, qui a participé à l'ensemble des débats sur la base de son expérience de parlementaire en Côte d'Ivoire.
La séance d'ouverture, présidée par M. Souleymane Mahamat, Premier vice-président du SDF, s'est tenue en présence du corps diplomatique. La FJJ a souligné que l'existence d'un Parlement et d'institutions propres à un Etat démocratique et moderne ne suffisait pas pour apprécier la nature réelle de cet Etat; le fonctionnement au quotidien desdites institutions était déterminant.
Les travaux se sont déroulés sur quatre jours, à raison de deux thèmes par jour suivis de débats, parfois passionnés, J.J. Kourliandsky introduisant le premier débat sur le fonctionnement d'un Parlement à la lumière de l'expérience de la France, de la Grande-Bretagne et d'autres parlements du monde.
Les thèmes suivants ont porté sur le député camerounais face à la Nation, à son électorat et à son parti, le fonctionnement le rôle d'un groupe parlementaire d'opposition (exposé introductif de P. Bassinet), la contribution du Parlement camerounais à l'édification de la Nation et le rôle des parlementaires dans la défense des droits de l'Homme.
Député et président de l'UDC, Adamou Ndam Njoya a conclu les débats entre parlementaires sur la question "Quel Parlement pour l'avenir au Cameroun?". Auparavant, G. Labertit avait fait un tour d'horizon de l'évolution des transitions démocratique sur le continent africain, soulignant qu'en dépit de fortes résistances de l'ordre ancien, l'Afrique avait cessé d'être victime de cet apartheid planétaire qui l'avait exclus du champ de la démocratie jusqu'à la fin des années 80.
La grande salle du Palais des Congrès où s'est tenue la séance solennelle de clôture présidée par le Président du SDF, John Fru Ndi, a été le lieu d'une conférence ouverte au public, et en présence du corps diplomatique (dont M. Selz, ambassadeur de France) sur les bases d'un partenariat nouveau entre la France et les Etats d'Afrique (par G. Labertit).
Dans son allocution de clôture, J. Fru Ndi, très sensible à la disponibilité de la Fondation Jean Jaurès, a rappelé au groupe parlementaire SDF la nécessité de rester fidèle aux engagements de campagne et de poursuivre un travail opiniâtre sur le terrain au contact direct avec les citoyennes et les citoyens du pays.
A l'issue des journées parlementaires, la délégation de la FJJ s'est rendue dans l'Ouest du pays et dans la province du Littoral.
Participants : outre les 43 députés du SDF conduit par le président du groupe, M. Mbah-Ndam, et Evariste Fopoussi Fotso, vice-président de la Commission des Finances, ainsi que les 5 députés de l'UDC, dont Adamou Ndam Njoya, de nombreux cadres du SDF ont participé aux travaux (le secrétaire général du SDF et des membres du Comité exécutif).
Cette initiative qui a été saluée par le corps diplomatique lors des séances d'ouverture et de clôture a été largement couverte par les médias audio-visuels et la presse écrite.
The end
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