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Déclaration du SDF sur l'actuelle situation chaotique généralisé
Quand le peuple élit son président en toute
démocratie dans le monde, il choisit quelqu’un qui a
sa confiance, qu’il estime plus capable et meilleur
que lui. Une fois élus, les présidents offrent le
meilleur d’eux-mêmes pour s’assurer qu’ils font la
volonté de leurs peuples. Ce n’est pas le cas au
Cameroun, réputé pays de ‘‘démocratie avancée’’, où
l’incompétence, la répression, le tribalisme et la
corruption sont à l’ordre du jour.
Opposé à cet état des choses, le SDF s’est toujours
demandé de façon répétée où va le Cameroun, pourquoi
le RDPC a plongé le Cameroun dans la misère et le
chaos, s’il existe quelqu’un au palais ? Ces questions
sont sur les lèvres du SDF depuis sa naissance. Les
récents événements survenus au pays ont rendu ces
questions plus lancinantes.
Par exemple, le Président de la République a-t-il
unilatéralement opté pour une monarchie absolue ?
Pourquoi a-t-il décidé d’être accompagné ces derniers
temps, de sa femme et de ses enfants dans toutes ses
sorties hors du pays, au point d’interrompre l’année
scolaire de ses enfants ? Pourquoi passent-ils les
troupes en revue les ministres et autres corps
constituées et s’inclinent devant les couleurs
nationales ? Et par-dessus tout, le Chef de l’Etat est
fier de perturber les programmes de vol de la Camair
en confisquant ses appareils pour des semaines !
Pendant que le Président de la République prépare sa
famille à la succession au vu et au su de la Nation
toute entière, le chaos total s’empare de notre pays.
Tatônnant dans le noir, l’absence totale de prévision
et d’anticipation, le délabrement total et la
confusion sont devenus la marque déposée du régime.
Jusqu’à la fin de janvier 2003, cinq mois après le
début de l’année scolaire, les responsables du Mineduc
prétendent encore faire des efforts pour envoyer le
prétendu ‘‘paquet minimum ‘’ à des écoles dans
certaines régions du pays. Le SDF voit dans ledit
paquet minimum un autre canal ouvert pour détourner
l’argent du contribuable vers les poches des copains
du régime.
Bien plus, après la crise énergétique et les coupures
fréquentes de courant électrique qui en résultent, et
que le Chef de l’Etat a attribué à l’absence de
prévision, la même absence de prévision a conduit à la
pénurie du pétrole lampant, du gaz domestique, du
carburant et de l’huile de cuisine, pour ne citer que
ces quelques cas ! La flambée des prix qui en a
résulté a aggravé la
situation de nombreuses familles au revenu précaire
dans le pays. Dans leur panique et confusion, les
autorités concernées ont prétendu que la pénurie était
due à un déraillement de train entre Douala et Yaoundé
! En d’autres termes, par manque de prévision, rien
n’a été fait par le gouvernement RDPC pour avoir dans
des villes comme Yaoundé un stock d’approvisionnement
pour des semaines voire des mois, en cas d’urgence.
Ceci témoigne d’une grande irresponsabilité et d’un
manque de considération pour le peuple.
L’accident d’Ebombé sur le prétendu axe-lourd
Douala-Yaoundé vient renforcer cette irresponsabilité
et le manque de prévision. Depuis belle lurette, il
est établi que cette route ne répondait plus aux
normes, compte tenu de l’intensité du trafic qu’elle
accueille. Ceci est valable aussi pour le pont sur le
Wouri et d’autres ! L’intensification du trafic aurait
poussé un régime responsable à envisager son
remplacement par une voie à double trafic ou, tout au
moins, à l’élargir considérablement et à y accorder
plus d’attention par l’entretien de la route et des
ponts, pour en éviter les dégradations et autres
intempéries. Ceci n’a pas été la préoccupation du
gouvernement à Limbo. Pour aggraver la situation, le
gouvernement a suspendu les agences de transport
impliquées dans l’accident et a annoncé sans réflexion
que toute agence de transport, qui sera impliquée dans
un accident fatal sera également suspendue.
Beaucoup de questions nous hantent à cause de ces
actions inconséquentes. Pourquoi le gouvernement
a-t-il ignoré la compagnie forestière dont le véhicule
était l’une des causes de l’accident ? Comment le
pouvoir ne peut-il pas comprendre que suspendre ces
deux compagnies accroît le nombre de voyageurs dans
les autres agences et la charge sur les épaules des
conducteurs et sur les véhicules dans ces autres
agences et, de ce fait, augmente les risques
d’accident chez ces autres véhicules ? Ceci ne
serait-il pas la cause de l’accident de Guarantee
Express sur le même axe- lourd récemment ? Ce dernier
accident ne ridiculise-t-il pas davantage le
gouvernement ?
Sans surprise, à l’approche du 11 février connu au
Cameroun comme étant la journée de la jeunesse, les
étudiants de l’université de Buea se sont déchaînés
pour donner libre cours à leur colère face à la
mauvaise volonté du gouvernement qui refuse d’assurer
la sécurité dans leurs quartiers de résidence.
Le gouvernement a vécu, avec indifférence, les
attaques répétées des coupeurs de route dans leurs
quartiers résidentiels pour voler leurs biens et les
violer. Les activités de ces bandits armés reflètent
la recrudescence de l’insécurité dans le pays tout
entier. Surpris par la colère des étudiants, le
gouvernement a préféré une répression brutale et
aveugle et des palliatifs cosmétiques plutôt que
d’affronter avec sérieux les défis de la situation.
Que coûte-t-il à un gouvernement d’ordonner aux
propriétaires des mini-cités la construction des
clôtures, l’installation d’un service d’Interphones ou
le recrutement de vigiles dans les résidences
estudiantines ? N’est-ce pas parce que la plupart de
ces propriétaires sont des barons du régime ? En tout
cas, les bandits armés ont continué leurs activités
comme de coutume, comme pour se moquer de la confusion
et des faiblesses du gouvernement ! Avec le scandale
qui a entouré le recrutement de milliers d’élèves
policiers au background douteux au centre
d’instruction de Mutengene, les camerounais peuvent
attendre très peu du régime corrompu et tribaliste du
RDPC à propos de l’insécurité grandissante dans le
pays.
Le SDF espère que la démonstration spontanée de la
colère des étudiants de l’université de Buea a
constitué pour le régime le message d’avertissement
qu’il y a une limite à la patience du peuple.
Un autre domaine qui a mis à nu l’inaptitude, la
nature mercenaire de ce régime indigne de confiance,
c’est la question des privatisations. Le régime RDPC
ne s’assure pas que la privatisation sert les intérêts
économiques, politiques et sociaux de la Nation. Bien
au contraire, le régime RDPC a mis en place une mafia
où les copains et leurs partenaires étrangers spolient
la nation de son patrimoine et privent les
générations futures des investissements laborieusement
consentis par les générations antérieures. Ces
activités criminelles reposent sur le fait qu’un
copain du régime est toujours derrière chaque société
étrangère qui rachète une entreprise privatisée. Le
SDF ne doute pas un seul instant que les agissements
de cette mafia du régime RDPC rattrapera tôt ou tard
ce régime, le confondra et brisera son rêve de
s’éterniser au pouvoir au Cameroun.
Enfin, le SDF note avec regret que le régime RDPC a
instauré la culture de l’impunité et de la violation
des lois dans la gestion quotidienne des affaires du
pays. Nous rappelons que la liberté d’association est
l’une des libertés universelles établies dans la
déclaration universelle des droits de l’homme et
soutenues par notre constitution et autres lois du
Cameroun. Le SDF soutient que toute modernisation de
notre système démocratique implique la prise en compte
de ces libertés. Il n’y a pas longtemps, une
manifestation culturelle des ressortissants du
Nord-Ouest résidant dans le Sud-ouest a été interdite.
En outre, l’interdiction de la conférence de presse
des élites du Grand Nord à Hilton Hôtel et l’invasion
subséquente de la résidence privée de l’un d’eux sont
la conséquence de réflexes primitifs qui vont à
l’encontre des lois du pays. C’est cette culture de
l’impunité qui encourage des individus comme M. Moïse
Albert NJAMBE à user de cette casquette pour attaquer
la station radio Magic FM, parce que son nom a été
mentionné par ladite radio !
Ces actes anti-démocratiques du régime démontrent à
suffisance la panique et la confusion qui se sont
saisi présentement de ce régime décadent. C’est
précisément ce type de répression sauvage des libertés
d’association et de réunion des personnes qui ont
provoqué la colère des diverses couches de la
population et ont conduit à la révolte et à la
violence qui déchirent nombre de pays africains. Le
SDF condamne avec véhémence les efforts égoïstes et
aveugles du régime RDPC pour empêcher l’avènement de
l’alternance démocratique dans notre pays. Le SDF
lance un appel à toutes les forces de l’opposition et
autres forces vives au Cameroun à redoubler d’efforts
pour se préparer à l’assaut final pour renverser ce
régime insensible et anti-patriotique.
Fait à Bamenda, le 8 février 2003
Le président National NI John FRU NDI
The end
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