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La violence aveugle des Autorités Administratives contre le SDF dans le Centre

Les populations du Centre ont compris que le RDPC n’était qu’un parti de menteurs, de flagorneurs, des adeptes de promesses fallacieuses à l’approche des élections. Elles l’ont compris et le manifestent par des adhésions massives au SDF. Non seulement les responsables politiques de ce parti perdent le sommeil mais ils ont fait recours à leur bras séculier, l’administration. C’est ainsi que les Sous-Préfets, militants du RDPC ne ratent pas une occasion pour matraquer, intimider, violenter et même enfermer sans réquisition aucune du Procureur de la République, les militants, sympathisants et responsables du SDF dans le Centre.

Tout commence à Mfou et dans le groupement Mvog Amoug II, lorsqu’un certain MBARGA MINKOULOU, Président de Sous section du RDPC à Mfou et Directeur de l’Administration Générale au Ministère de l’Environnement et des Forêts somme AMOUGOU Ali, Président de la Circonscription Electorale du SDF de Mfou d’arrêter son implantation des structures sur le terrain.

Motif : Mfou est le fief naturel du RDPC et s’il continue, il risque la prison car ses activités ne sont rien d’autre qu’une menace à l’ordre public. D’ailleurs, étant condamné avec sursis, ce dernier serait ainsi en train d’ouvrir les portes de la prison. Mais le SDF n’étant sous la férule d’aucun autre, fut-il le RDPC continua son travail. C’est alors qu’un certain AKA’A NDI Roland Maxime, Sous-Préfet de Mfou entre en scène. Il interdit le premier meeting et demande aux responsables de Mvog Amoug II d’arrêter une autre date et la lui communiquer. Comble de malheur ou excès de zèle car le jour dit, pendant que les populations se délectent des propos de combien dignes d’intérêt et encourageant des responsables provinciaux du Centre au meeting, surgit une « Jeep » filant à toute vitesse et soulevant une épaisse couche de poussière qu’ingurgiteront malgré eux, les participants au rassemblement du SDF. Sortent Mr le Sous-Préfet et une meute des forces de l’ordre qui demandent l’arrêt immédiat du meeting. Devant la détermination des populations à faire face à l’intrusion du Sous-Préfet, ce dernier ordonne à un petit groupe de jeunes de venir perturber le rassemblement. Ces derniers lui demandent de prendre le devant. Incapable, il battra en retraite en jurant de ne point laisser cet affront impuni. La victime expiatoire du Sous-Préfet de Mfou sera notre camarade ZANG FOE, Conseiller à la Circonscription Electorale de Mfou qui, pendant le meeting du RDPC le 15 Octobre 2000 dans la même localité recevra une fessée publique devant le Ministre NA’AH ONDOA, le Préfet AMVENE, le Député AMBELA FOUMENA et j’en passe, bref tout le gratin administratif et politique du département. Son seul délit étant son militantisme dans le SDF.

Jusqu’à ce jour, la demande introduite auprès de Monsieur AKA’A NDI pour la tenue d’un meeting public à Essazock reste sans suite. Il n’y a pas longtemps, le Sous-Préfet de Mfou a appréhendé le camarade MENGUE Serge Hervé, responsable SDF d’Ekali IJ et l’a enfermé pendant deux jours dans les cellules infestes de la Gendarmerie de Mfou en compagnie de son bébé dont il assurait la garde pendant que son épouse était au champ. Mesurez un peu la cruauté de nos autorités.

L’attitude du Sous-préfet de Mfou va servir de détonateur car partout ailleurs la chasse au militant du SDF va s’accentuer.

A Awaé, le Sous-Préfet Adjoint va s’évertuer à expliquer les raisons de son refus de signer le récépissé de déclaration de meeting aux responsables du SDF de l’Arrondissement, se fondant sur l’insuffisance des dispositions sécuritaires. Depuis quand le SDF bénéficie-t-il de la sécurité de l’Etat pendant les meetings si ce n’est pour venir disperser les militants.

A Makénéné, le camarade NDEPE de la Circonscription Electorale SDF de la même ville vient de passer cinq (5) jours dans les cellules de la Gendarmerie de la place sur ordre du Sous-Préfet du coin. Motif, ce dernier aurait eu le courage de poser une question à monsieur Sous-Préfet en tournée de contact. Si l’autorité administrative a eu ce comportement quelque peu infamant. C’est tout simplement parce qu’à son arrivée, toute la population était habitée aux couleurs du SDF. Ne voyant nulle part les flammes du RDPC, son parti, il piquera une colère vive en promettant de tout mettre en œuvre pour éteindre le SDF à Makénéné.

A Monatélé, un certain NZEKI Théophile, Sous-Préfet du coin à la recherche effrénée d’une promotion se signale par un comportement puéril vis-à-vis de Mr ATANGANA Vincent, Président de la circonscription électorale SDF de Monatélé. Tenez ! En date du 29 Octobre 2000, sieur ATANGANA sollicite auprès de cette autorité, un récépissé pour la tenue de la réunion du Comité Exécutif Provincial dans cette ville. Dans sa réponse du 30/10/2000, le Sous-Préfet, par lettre n° 25/LL/J03.02/SP du 29/10/2000 lui signifie son regret de ne pouvoir lui signer ce document pour la simple raison que «les conditions de sécurité ne sont pas réunies» Or la réunion étant prévue dans un domicile privé, elle ne nécessitait pas de déclaration. Après ladite rencontre avec les autres circonscriptions du Centre, les coordinations départementales du Centre et les responsables provinciaux, des convocations ont commencé à pleuvoir au domicile de Mr ATANGANA, notamment celle du 06/11/2000 (Letrre de convocation du Sou-péfet à Monsieur Atangana Vincint n° 26/LC/J03.02/SP), la convocation du 7/11/2000 par le Commisariat spécial de la Lekié, signé de l’IPP ZAMEYO M. Roger et la lettre de rappel à l’ordre du 09/11/2000 qui s’est suivie de son arrestation le 27/11/2000 . C’ est après cinq (05) jours de détention qu’ il sera relaxé avec le rappel ferme de mettre fin à son militantisme dans le SDF faute de quoi, prochainement , il sera directement conduit à la prison. Notons en passant que M. ATANGANA partageait sa cellule avec un autre camarade, propriétaire de l’ immeuble où s’ était tenue la réunion du SDF.

Ailleurs dans le Nyong et Kellé, la situation n’est pas aisée pour les responsables de SDF à ESEKA. Saisi pour la délivrance d’ un récépissé pour un meeting le 02/12/2000, le Sous- Préfet Adjoint, LONTSI D. attendra le jour même de la manifestation à savoir le Samedi 02/12/2000, jour non ouvrable pour l’ interdire .Il aura fallu la compréhension et la bienveillance de l’ Adjoint au Maire UPC de l’ arrondissement, MBOBOG Hyacinthe MPAYE pour que des rassemblements du SDF aient lieu.

Voilà la Démocratie apaisée, version Sous-préfets inféodés au RDPC. Mais cette violence des autorités administratives réussira-t-elle à arrêter la percée sur SDF ? Nous nous en doutons et cela se vérifie par le nombre toujours croissant des populations rurales qui assiègent la Province à la recherche des contacts pour l’ installation des structures du SDF dans leur localité . Nous rappelons à ces thuriféraires cette maxime chère à NI JOHN FRU NDI. «Une banane appelée à mûrir, même noyée dans l’eau, mûrit». Que nos amis des flammes comprennent que cette agitation ne fait plus peur aux vrais militants du SDF. Nous sommes dans un combat difficile parce qu’ ayant affaire à des gens dont la politique est réduite à leur ventre. Ce qui n’ est pas le cas pour le SDF. Nous sommes des patriotes dont le seul intérêt, c’est le bien-être des Camerounais. Et plus le combat est rude, plus la détermination est grande. Il n’ y a donc pas à se gausser sur l’ opposition ardente du RDPC sur la CENI. La peur de ce qui se passe sur le terrain hante les esprits de nos adversaires. Ils sont au courant de tout. Ils ont le feedback et c’est cela qui leur fait peur. Si le SDF avait une télévision, on verrait des centaines d’ anciens militants du RDPC changer de manteaux. Mais est- ce là l’ essentiel ?

Nous sommes prêts à faire face à l’adversité. Nous l’avons fait hier, nous le ferons demain également. Mais les Sous-Préfets doivent savoir que le SDF ne fabriquera pas d’autres administrateurs quand il sera bientôt au pouvoir.

A bon entendeur, Salut

Yaoundé, le 8 Décembre 2000

SANI ALHADJI, Président Provincial SDF, Centre

The end

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