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COMMUNIQUE
UN AUTRE ACCIDENT TRAGIQUE SUR LA ROUTE DE SOA
Dans la journée du 17 mai 2000, la mort a encore frappé cruellement pour la deuxième fois en l’espace d’un an, d’innocentes victimes sur la route de Soa.
Le bilan officiel fait état de treize morts et des dizaines des blessés que la fatalité a encore rencontré sur un axe routier devenu le calvaire des étudiants et des enseignants de l’Université de Yaoundé II.
En cette circonstance douloureuse, le SDF adresse ses condoléances attristées aux étudiants, au corps enseignant et aux familles endeuillées et partage avec compassion la douleur qui les étreint.
Les responsabilités de ce drame macabre se situe à trois niveaux.
- Les forces de l’ordre qui, au lieu de veiller à la discipline et à la sécurité des usagers de la route, se livrent plutôt impunément au racket des transporteurs. C’est ainsi que ces derniers ne respectent aucune norme de la circulation routière.
- Le Ministre des Transports qui, au lieu de créer les conditions qui assurent le renouvellement du parc automobile national et de veiller à l’application scrupuleuse de la réglementation en matière de visite technique des véhicules, s’intéresse plutôt au marché juteux de plaques d’immatriculation .
- Le régime RDPC, qui, après chaque catastrophe qui frappe notre pays, verse des larmes de crocodile et se livre sans scrupule à une gesticulation sans suite.
En effet, il convient de se rappeler qu’au lendemain du dernier accident grave sur la route de Soa l’opinion publique était unanime sur le fait que la route que les milliers d’étudiants de l’Université de Yaoundé II empruntent est un circuit de la mort qui demande l’attention urgente et immédiate du gouvernement. Malheureusement, le régime RDPC, moribond, ne s’est pas gêné par la suite, donnant l’impression d’attendre patiemment le prochain accident pour se livrer à son jeu favori.
Le SDF une fois de plus dénonce cette autre carence du pouvoir RDPC, complètement dépassé par les événements, qui, chaque jour, prouvent à suffisance son incapacité à concevoir et à appliquer des politiques au point qu’elles lui sont désormais dictées de l’extérieur. C’est le cas de l’audit de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), longtemps demandé par le SDF mais aujourd’hui imposé par les institutions de Bretton Woods.
Le SDF espère que ce deuxième accident qui endeuille le pays sur la route de Soa, réveillera de sa torpeur le Renouveau pour qu’il songe à utiliser une partie de l’argent du pétrole camerounais qui finance les sectes en France pour améliorer les conditions de fonctionnement des nos institutions universitaires.
Yaoundé, le 18 mai 2000
Le Secrétaire Général
Pr. T. ASONGANYI
The end
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